Maintenant que l'urgence sanitaire touche à sa fin, quel est notre sentiment ?

Par Paul Sax

Comme vous l'avez sans doute entendu, le vendredi 5 mai 2023, l'OMS a déclaré la fin de l'urgence sanitaire mondiale causée par la COVID-19.

Aux États-Unis, l'état d'urgence sanitaire fédéral prendra fin le 11 mai. C'est un jeudi, dans quelques jours.

Ces événements reflètent deux réalités qui, bien que paraissant contradictoires, rendent ces décisions raisonnables, malgré ma conception constitutionnellement soucieuse des documents d'identité.

D'une part, la COVID-19 est loin d'être terminée. Nos patients, leurs familles et leurs amis continuent de contracter ce virus tenace, et beaucoup d'entre eux subissent désormais des épisodes répétés. Il est également important de rappeler que, chez certaines personnes immunodéprimées ou souffrant de plusieurs autres problèmes de santé, la COVID-19 est la cause, ou le facteur déclenchant, d'une maladie grave. Certaines personnes contractent la COVID-19 pendant une période prolongée, même si, heureusement, la fréquence de cette complication a diminué au fil du temps.

Certains s'inquiètent de la probable augmentation des cas dans le Sud avec la montée des températures estivales et les déplacements de population vers l'intérieur des terres. D'autres sont préoccupés par les derniers rejetons génétiques d'Omicron, aux noms effrayants d'Hyperion (XBB.1.9.1) ou d'Arcturus (XBB.1.16).

Ce sont là des arguments valables. Mais considérons l'autre aspect de la situation actuelle. Le nombre de décès liés à la COVID-19, tant au niveau mondial qu'aux États-Unis, est inférieur aux niveaux d'avril 2020 et se maintient stable depuis plus d'un an. Il en va de même pour les hospitalisations pour formes graves de la COVID-19.

La cause ? L’immunité généralisée, qui assure une protection contre les maladies graves :

Si cette étude ne vous convient pas, voici la version du CDC, qu'ils ont présentée la semaine dernière :

La COVID n'a donc pas disparu. Mais la situation est certainement différente aujourd'hui.

Il est important de noter que d'innombrables autres menaces infectieuses n'ont pas disparu pour autant, comme le VRS, la grippe, la tuberculose, la maladie de Lyme, le paludisme, le staphylocoque doré , etc. Aucune déclaration d'urgence sanitaire mondiale ou fédérale n'a été prise à leur sujet, même si je soupçonne que chaque interne en identification de première année pense qu'une telle déclaration serait nécessaire pour le staphylocoque.

La fin de l'urgence liée à la COVID-19 fait inévitablement ressurgir certains sentiments et souvenirs sur nos papiers d'identité, ne serait-ce que l'étrange impression que si nous baissons la garde, ce satané SARS-CoV-2 va ressurgir.

Rien que d'écrire ça, ça me stresse. En résumé, c'est un mélange de soulagement et d'appréhension.

Alors… qu’en pensez-vous ?

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