Objet : Publication sur l'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine dans le traitement de la COVID-19 et déclaration de l'OMS
Le Comité thérapeutique national pour la Covid-19 s'est réuni le mardi 26 mai 2020 pour analyser la récente publication dans The Lancet et la déclaration ultérieure de l'OMS sur l'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine.
Considérations :
- Le Guide pour la prise en charge et le traitement des contacts et des patients atteints de Covid-19, de la République bolivarienne du Venezuela, comprend une combinaison de ressources thérapeutiques qui agissent en synergie aux différentes phases de la maladie : chloroquine, hydroxychloroquine, ritonavir/lopinavir, interféron, énoxaparine, stéroïdes (méthylprednisolone) et oxygène. Ce guide s’appuie sur des publications scientifiques récentes de très haut niveau et vise à expliquer les résultats sanitaires positifs obtenus au niveau national, tels qu’une faible mortalité, une faible proportion de cas modérés et graves, une forte proportion de cas asymptomatiques et un taux de guérison élevé, ce qui indique un rapport bénéfice/risque positif en termes d’efficacité.
- Ce guide de gestion fournit des orientations sur une manière d'agir éthique, technique et scientifique, sans perdre de vue le cadre de l'URGENCE SANITAIRE NATIONALE ET MONDIALE.
- Concernant la récente publication dans The Lancet à laquelle l'OMS fait référence : il s'agit d'une
Cette étude, basée sur des registres de patients, ne remplace pas les essais cliniques contrôlés. Elle utilise des données incomplètes et biaisées concernant la sélection des patients. Tous les patients présentaient des comorbidités importantes et une maladie modérée à sévère. De plus, ils ont reçu des doses plus élevées que celles que nous utilisons actuellement et ont été inclus dans le groupe recevant une association de chloroquine/hydroxychloroquine avec des macrolides, association que nous n'utilisons pas ; en effet, notre protocole la déconseille et la contre-indique. Cette étude ne permet pas d'évaluer l'efficacité et n'est pas suffisamment robuste pour invalider les recommandations établies dans les Recommandations nationales. Ces recommandations formulent des recommandations sur la sécurité d'emploi de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine, seules ou en association avec d'autres médicaments déjà connus et inclus dans le Protocole thérapeutique national. Parmi ces recommandations figurent la surveillance cardiaque et l'utilisation de l'hydroxychloroquine, en raison de sa plus faible incidence connue d'allongement de l'intervalle QT chez les patients présentant des comorbidités cardiaques, permettant ainsi d'éviter les interactions médicamenteuses.
plus précisément avec l'azithromycine (un médicament qui n'est pas inclus dans
Notre protocole thérapeutique prévoit l'utilisation de la chloroquine à faibles doses, dans la fourchette thérapeutique établie, pendant une courte durée n'excédant pas 6 jours. Il est également important de souligner que le Guide national est publié accompagné des fiches techniques respectives de tous les médicaments concernés, pour consultation. - L'hydroxychloroquine/chloroquine est un médicament qui agit sur le système immunitaire et l'inflammation. C'est pourquoi on l'utilise également pour d'autres maladies comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Au début de toute infection, notamment la COVID-19, il est absolument essentiel de renforcer le système immunitaire.
- La chloroquine est largement utilisée depuis des décennies au Venezuela pour le traitement de
maladies rhumatismales et en particulier dans le cadre du programme de lutte contre le paludisme pour les
Traitement des infections à Plasmodium vivax. Aucun effet indésirable grave n'a été observé en termes de problème de santé publique au cours des décennies d'utilisation. - Au Venezuela, le phosphate de chloroquine est utilisé dans le cadre du Programme national de lutte contre le paludisme depuis la fin des années 1950. De 2010 à 2020, 1 481 747 cas de parapaludisme ont été traités par phosphate de chloroquine dans le pays, y compris des femmes enceintes et des enfants (posologie : 25 à 30 mg/kg de poids corporel sur trois jours), sans qu’aucun effet indésirable grave ni décès lié à des arythmies n’ait été rapporté. Par ailleurs, en 2019, plus de 10 000 patients atteints de collagénoses ont été traités quotidiennement avec 150 à 300 mg de phosphate de chloroquine, sans qu’aucun effet indésirable grave n’ait été rapporté. La posologie et la durée d’utilisation du phosphate de chloroquine recommandées dans le cadre du traitement de la COVID-19 au Venezuela sont inférieures au seuil de toxicité.
(Source : Salle de situation de la DGSA-MPPS, 2010 à 2020). - Compte tenu des preuves de son effet in vitro sur la réduction de l'infection et la diminution de la charge virale par
Le SARS-CoV-2, son accessibilité et son faible coût, ont incité le Venezuela à l'inclure en mars 2020 dans sa liste de recommandations.
Schéma thérapeutique pour le traitement et la prophylaxie de la Covid-19. - Les doses indiquées de CQ/HCQ se situent dans la fourchette thérapeutique basse par rapport aux doses indiquées dans le traitement du paludisme.
- Les instances réglementaires vénézuéliennes ont examiné et approuvé le protocole thérapeutique et ont exhorté les associations médicales et pharmaceutiques à signaler tout effet indésirable associé à l'un des médicaments.
- À ce jour, aucun effet indésirable modéré ou grave n'a été rapporté concernant l'utilisation de ces deux médicaments ou de tout autre médicament inclus dans le traitement de la Covid-19.
Conclusion : Au vu de ce qui précède, le Venezuela maintient l’utilisation de la chloroquine et de l’hydroquinone, conformément à un système d’enregistrement national adéquat et à l’obligation de déclaration des effets indésirables aux autorités réglementaires. Ce processus d’enregistrement devrait être comparable à une étude observationnelle rigoureuse, et le Venezuela entreprend des essais contrôlés avec ces médicaments et d’autres alternatives thérapeutiques afin d’évaluer leur efficacité en prophylaxie et en traitement.
concernant la maladie Covid-19. Il est impératif de promouvoir la recherche et de poursuivre l'analyse systématique des nouvelles données quotidiennes.

