L'ONUSIDA appelle l'Amérique latine à intensifier ses efforts en matière de prévention du VIH/sida

La directrice d'ONUSIDA pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Luisa Cabal, a appelé lundi au Panama à intensifier les efforts de prévention du VIH/SIDA dans la région, où les nouvelles infections ont augmenté de 5 % depuis 2010.

La directrice d'ONUSIDA pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Luisa Cabal, a appelé lundi au Panama à intensifier les efforts de prévention du VIH/SIDA dans la région, où les nouvelles infections ont augmenté de 5 % depuis 2010.

« Ce que nous savons, c’est que le VIH n’est pas une épidémie du passé, c’est une épidémie qui, malheureusement, s’aggrave depuis 2010 (en Amérique latine) et nous devons nous efforcer de faire mieux » ce qui est déjà reconnu comme nécessaire « afin de réduire les nouvelles infections », a déclaré Cabal à l’agence EFE.

En 2021, l’Amérique latine a enregistré 110 000 nouvelles infections et 2,2 millions de personnes vivaient avec le VIH. Par rapport à 2010, cela représente une augmentation d’environ 5 %, selon les données du rapport « À risque », publié en juillet 2022 par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Cabal a réaffirmé que la région souffre d'une triple crise : une crise de prévention, une crise d'accès aux soins et une crise de discrimination et d'exclusion.

Malgré ce contexte, il a assuré à l'agence EFE que l'ONUSIDA est optimiste quant à la capacité de la région à atteindre l'objectif selon lequel, d'ici 2030, le sida ne sera plus « un défi de santé publique ».

« En Amérique latine, nous pouvons le faire parce que nos gouvernements investissent dans l'accès universel aux soins, mais certains ajustements doivent être apportés : investir davantage dans la prévention et dans les populations qui en ont le plus besoin (...) nous devons faire un peu plus dans notre région pour investir dans ces populations qui en ont le plus besoin et lutter contre le virus de la stigmatisation et de la discrimination », a-t-il affirmé.

Selon des données publiées en juillet dernier par une agence des Nations Unies, 97 % de la riposte au VIH est assurée par les gouvernements nationaux en Amérique latine, bien que cet investissement risque d'être négligé en raison de la crise provoquée par la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine.

Et pour investir dans les populations qui en ont le plus besoin, « il est essentiel de disposer des meilleures données, de la plus haute qualité, des meilleures informations pour orienter nos investissements afin qu'ils fassent une réelle différence », a-t-il ajouté.

Le directeur d'ONUSIDA a inauguré lundi à Panama une réunion régionale visant à former les participants à l'élaboration d'estimations et de projections concernant le VIH. (EFE)

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